Distorsion cognitive
02/08
Catastrophisme
Anticiper systématiquement le pire scénario possible, comme s'il était déjà certain.
Le catastrophisme transforme une incertitude en certitude du désastre. Le cerveau saute plusieurs étapes : d'un fait neutre (« pas de réponse ») à une conclusion extrême (« accident », « rejet », « licenciement »).
Ce biais peut avoir une fonction protectrice : en imaginant le pire, on se croit mieux préparé. Mais il maintient le système nerveux en alerte permanente, ce qui fatigue et amplifie l'anxiété.
Souvent, le scénario catastrophe n'est ni le plus probable, ni le plus utile. Il occupe l'espace mental au détriment d'actions concrètes (relancer un message, attendre, vérifier).
L'objectif n'est pas d'être naïvement optimiste, mais de distinguer le possible du probable — et de garder de la place pour d'autres hypothèses.
Pistes pour questionner
- Écrire 3 scénarios : pire, meilleur, le plus réaliste.
- Estimer une probabilité (ex. 5 %, 40 %, 80 %) pour chaque scénario.
- Se demander : « Que ferais-je si le pire arrivait vraiment ? » — souvent, on a des ressources.