Distorsion cognitive
06/08
Dévalorisation du positif
Minimiser ses réussites en les attribuant au hasard, à la chance ou à la facilité de la tâche.
Contrairement au filtre mental (qui ignore le positif), la dévalorisation le voit… puis le disqualifie. Le succès « ne compte pas ».
On l'attribue à des causes externes (chance, aide, tâche trop simple) et les échecs à des causes internes stables (« je suis nul »). C'est une asymétrie classique dans le discours dépressogène.
À long terme, cette distorsion empêche d'intégrer une image de soi compétente : aucune preuve positive ne s'accumule.
Apprendre à « encaisser » le positif — sans se vanter, simplement en le reconnaissant — est un exercice thérapeutique à part entière.
Pistes pour questionner
- Pour chaque réussite, noter : « Qu'ai-je fait concrètement qui a aidé ? »
- Accepter un compliment par un simple « merci » sans le minimiser.
- Tenir une liste courte de réussites, même modestes.