Distorsion cognitive
03/08
Lecture de pensée
Supposer connaître ce que les autres pensent, sans preuve réelle.
La lecture de pensée consiste à attribuer des intentions ou des jugements aux autres sans les avoir vérifiés. On traite une hypothèse comme un fait.
Elle s'appuie souvent sur des indices ambigus (un silence, un regard, un ton) interprétés à travers nos propres peurs : rejet, ridicule, manque de valeur.
Le piège : plus on « sait » déjà ce que l'autre pense, moins on ose clarifier. On agit alors sur une fiction intérieure, parfois en s'éloignant ou en se justifiant inutilement.
En TCC, on apprend à formuler ces idées comme des hypothèses testables : « Peut-être qu'il est fatigué » vaut mieux que « Il me déteste ».
Pistes pour questionner
- Ajouter la phrase : « Je suppose que… » avant la conclusion.
- Lister au moins deux autres explications possibles.
- Quand c'est approprié, vérifier : « Tu as l'air préoccupé, ça va ? »