MindShift

Parcours TCC · Leçon

03/23

Travailler sur les croyances négatives

Sous les pensées automatiques se cachent souvent des croyances plus profondes et plus anciennes — des règles générales sur soi-même, sur les autres, ou sur le monde, qui se sont installées bien avant la situation présente.

Ces croyances agissent comme un filtre. Si la croyance de fond est « je ne suis pas assez compétent », alors une critique mineure au travail sera lue comme la confirmation de cette croyance, même si neuf collègues sur dix vous ont fait un retour positif. Le filtre sélectionne ce qui le confirme et minimise ce qui le contredit.

Elles se sont construites au fil du temps — souvent depuis l'enfance ou l'adolescence, à partir d'expériences répétées, de messages reçus (explicites ou implicites), ou d'un événement marquant. Une fois en place, elles fonctionnent en arrière-plan, sans qu'on les remette en question, un peu comme des lunettes qu'on aurait oublié qu'on portait.

Croyances fréquentes

  • « Je ne suis pas assez compétent »
  • « Les gens ne sont pas fiables »
  • « Le monde est dangereux »
  • « Je dois être parfait pour être accepté »

Ce qu'elles produisent souvent

  • Sur-préparation, procrastination par peur d'échouer
  • Méfiance excessive, difficulté à déléguer
  • Hypervigilance, évitement de situations neutres
  • Épuisement, difficulté à accepter les compliments

Une fois qu'on repère mieux ses pensées et les croyances qui les nourrissent, la question suivante devient : qu'est-ce qu'on fait, concrètement, quand ça devient difficile ? C'est le sujet de la prochaine leçon.

Outil éducatif — en cas de détresse : 3114 · 09 72 39 40 50 (SOS Amitié)