Parcours TCC · Leçon
08/23
Le rôle des émotions dans la prise de décision
Les émotions ne sont pas des obstacles à la raison, contrairement à une idée reçue assez répandue — elles font partie intégrante de la prise de décision et fournissent des informations précieuses (ce qui compte pour vous, ce qui vous met mal à l'aise, ce vers quoi vous êtes attiré).
Le problème survient quand une émotion intense prend toute la place dans l'instant et empêche de considérer d'autres options ou d'autres informations pertinentes — décider en pleine colère, ou en pleine panique, réduit souvent le champ des possibles perçus, alors même qu'ils existent toujours.
Nommer avant de décider
Une pratique simple et efficace : nommer explicitement l'émotion ressentie avant de prendre une décision (« je remarque de la colère », « je sens de l'anxiété »). Le simple fait de la nommer crée déjà un peu de distance, presque comme un observateur qui commenterait la scène plutôt que d'être totalement dedans.
Décider à froid
Quand c'est possible, décider après avoir laissé l'intensité émotionnelle redescendre — même de quelques heures, parfois d'une nuit — mène généralement à de meilleurs choix qu'une décision prise à chaud, sous le coup de l'émotion la plus forte du moment.